Jan de Flaubert est un artiste français installé à Marseille.

Il peint depuis toujours, mais pendant longtemps sa pratique est restée essentiellement privée. Il travaillait pour lui-même et pour son entourage, se tenant volontairement à distance du marché de l’art et des circuits institutionnels. La découverte des galeries en ligne lui a permis beaucoup plus tard de montrer son travail à un public plus large sans renoncer à cette indépendance.

Pendant de nombreuses années, son œuvre s’est développée principalement autour de la peinture abstraite à l’acrylique sur toile. Couleurs intenses, matières irrégulières, lignes et signes mystérieux constituaient déjà son vocabulaire pictural.

Certains de ces signes trouvent leur origine dans une expérience récurrente : à la frontière du sommeil, Jan de Flaubert voit parfois défiler des caractères inconnus disposés comme les fragments d’une écriture verticale. Il en oublie presque tout au réveil, mais quelques formes subsistent et réapparaissent ensuite dans ses œuvres. Il ne cherche ni à les interpréter ni à leur attribuer une signification précise.

Son travail s’est progressivement déplacé vers une zone située entre abstraction et figuration. Des visages, des corps, des arbres, des maisons, des escaliers ou des objets ordinaires apparaissent désormais dans les compositions, mais rarement comme de simples sujets. Ils émergent de la matière, s’y dissolvent ou semblent traversés par elle.

En 2026, cette évolution l’a conduit à faire de la peinture numérique le centre de sa pratique. Il utilise son vocabulaire graphique propre et ses propres œuvres antérieures, des photographies de référence, des outils de peinture et de retouche numériques ainsi que, lorsque le projet le nécessite, des outils de génération assistée par intelligence artificielle. Les images sont développées par étapes successives, modifiées et retravaillées jusqu’à rejoindre l’univers pictural qu’il recherche.

La technique a changé. La recherche demeure : créer des images où quelque chose semble affleurer derrière le visible sans jamais se laisser entièrement saisir.